Ce séminaire vise à initier les étudiant(e)s aux enjeux politiques internationaux constitués autour de la question des mers. Pour rendre compte de l'ensemble des processus politiques dont celles-ci sont l'objet (la mer comme support de puissance étatique, comme souci mondial, comme enjeu de collaboration multilatérale, etc.), nous proposons de parler de gouvernement de la mer, entendu comme l'espace social de définition et de régulation des problèmes publics affectant les étendues maritimes (littoraux, océans, mers intérieures, deltas, golfes, détroits, etc.). Mais poser cette hypothèse, c'est vérifier qu'il existe des acteurs qui se spécialisent sur cette question, c'est-à-dire qui participent à la construire comme un enjeu spécifique, qui mettent en Å“uvre des stratégies particulières et recourent à des instruments précis d'objectivation des enjeux maritimes (pollutions, biodiversité, tracés des frontières bornant les souverainetés étatiques, risques côtiers, etc.). C'est également sous-entendre que cet espace social est animé de conflits, symboliques, techniques, scientifiques ou institutionnels, dont le principe est d'énoncer la véritable nature de la mer et ainsi, d'en construire la consistance politique. Le but du séminaire est donc de soumettre à enquêtes cette hypothèse afin de baliser collectivement un champ de recherche sur cette question.

Le séminaire propose une « approche multiscalaire de l'Europe ». L'intérêt du thème abordé est triple. Il permet d'approfondir les réflexions sur l'écriture de l'histoire (l'historiographie) et l'utilisation de cette dernière dans les constructions politiques et identitaires. Il s'intéresse ensuite, sur un pas de temps très contemporain, à un espace spécifique, l'Europe dans toutes ses dimensions. Dans cet espace, nous ferons en effet varier les échelles de l'analyse. Enfin, il souhaite montrer, en pratique, comment le savoir académique peut / doit être utilisé à des fins professionnelles.  

Depuis 1945, les organisations internationales se sont multipliées pour répondre à des défis planétaires comme la malnutrition, la régulation du commerce ou la prévention des crimes contre l'humanité. On dénombre environ 25 000 organisations internationales non-gouvernementales, pour 5000 organisations internationales gouvernementales. Mais cette prolifération institutionnelle s'est-elle toujours accompagnée d'un renforcement des sociétés civiles à l'échelle locale et transnationale? De quels leviers d'action les sociétés civiles disposent-elles pour influencer l'agenda des organisations internationales et des agences onusiennes? Cet enseignement proposera une typologie des outils, des modalités d'action et des modes de financement utilisés par les organisations non-gouvernementales (ONGs) et les organisations internationales pour aider les sociétés civiles à protéger les droits humains à l'ère du numérique. Plusieurs cas pratiques vous seront proposés, comme la défense des minorités ethniques (Sahel), le droit des femmes à disposer d'elles-mêmes (Soudan), la protection des populations civiles et du patrimoine de l'humanité (Syrie), ou encore la défense de la liberté d'expression (Afrique subsaharienne).


Outre de favoriser la pratique fluide de l'anglais, les cours ont pour objectif de sensibiliser les étudiants à l'anglais « international » (tel qu'employé dans les organisations internationales) à travers un certain nombre de mises en situation (négociation, situations de courriers professionnels, présentations et réunions…).