M2 GSE

Espace réservé au coordinateur de parcours et au service de scolarité

Ce module vise à décentrer le regard (les politiques d’éducation vues d’ailleurs) en mettant en perspective le système éducatif français avec d’autres traditions nationales. Ces dernières années, les réformes entreprises dans les systèmes éducatifs se diffusent un peu partout en Europe. Ces réformes s’inscrivent toutefois dans des temporalités différentes et ne produisent pas les mêmes effets selon les contextes nationaux, les injonctions à la réforme étant appropriées différemment selon les contextes sociétaux. Plus précisément, il s’agira d’examiner les modes de fonctionnement des systèmes éducatifs dans quelques pays européens qui font figure de « modèles » en particulier pour les réformateurs. Le module s’attachera à éclairer pourquoi comparer et comment comparer à travers les politiques scolaires, les politiques d’enseignement supérieur menées sous le label « politiques de l’excellence » ou encore le rôle d’une organisation internationale telle que l’OCDE. Ce module sera également l’occasion de discuter quelques évidences que l’on retrouve dans les débats concernant le système éducatif : que cache la réussite finlandaise ? Le « modèle allemand » est-il transposable en France ? Le module permettra ensuite de discuter la question de la convergence des sytèmes éducatifs dans un contexte d’européanisation des politiques d’éducation et de construction d’un Espace européen de l’enseignement supérieur. Le module discutera enfin de la comparaison comme instrument de gouvernement dans le cadre du développement du benchmarking international.

Mots-clés :

Politique comparée, éducation, convergence, transnationalisation, bonnes pratiques

 

L’objectif de cet enseignement consiste à éclairer le sens des terminologies mobilisées dans l’espace public et l’action publique autour de la lutte contre les discriminations, l’égalité des chances et la promotion de la diversité. Il s’agit de proposer une problématisation générale autour de ces thématiques afin de donner des outils de réflexion et d’analyse aux acteurs de l’éducation nationale afin qu’ils soient en mesure de penser et de mettre en place des politiques en phase avec les orientations nationales et européennes.

 

Construire des politiques éducatives articulées : politiques éducatives et politique de la jeunesse.

Le nouvel « enseignement moral et civique » (EMC), crée par la loi du 8 juillet 2013, a fait son entrée dans les programmes scolaires, à grand renfort d'ambitieuses déclarations d'intentions : transmettre des valeurs républicaines, lutter contre les formes de radicalisations communautaires et religieuses, réaffirmer l'autorité des institutions publiques… Partant de cette actualité saturée, il s'agit de revenir sur le cheminement de l'éducation à la citoyenneté dans et autour de l'école en France. Au-delà de l'institution scolaire, l'ensemble des formes éducatives dédiées à l'enfance et à la jeunesse ont progressivement fait l'objet d'une intervention de l’État. Nous nous intéresserons plus particulièrement à l'évolution des relations entre l'administration de l'éducation nationale et les acteurs des mouvements de jeunesse et d'éducation populaire, comme un cas particulier de construction de politiques éducatives. En puisant dans différents passés (l'école de la Troisième République, la guerre scolaire et son extension jusqu'aux colonies de vacances, la co-gestion des politiques de jeunesse avec les mouvements d'éducation populaire), nous discutons deux questions principales. Comment s'envisage l'apprentissage et la transmission de la participation, scolaire et citoyenne ? Comment s'élabore l'éducation à la citoyenneté, sous la houlette de l'institution scolaire : les familles, associations ou autres groupes de pairs en sont tantôt exclus et demeurent aux portes de l'école, tantôt associés voire aspirés quand l'enceinte scolaire ouvre ses portes (au sport, au théâtre ou encore à la pratique des conseils). Cette perspective nous permet de questionner à nouveaux frais ce qui se joue entre l’État, les corps intermédiaires et les familles des enfants dans l'actualité de la fabrique (manufacturing) étatique de la citoyenneté.

La décentralisation du système scolaire en France a connu plusieurs étapes : elle a commencé dès la fin du XIXème siècle avec la prise en charge par les communes du fonctionnement matériel des établissements d’enseignement élémentaire, elle a repris dans les années 1980 à travers l’implication des conseils généraux et régionaux dans le second degré et elle semble s’accélérer depuis lors comme en témoignent les « actes II » et « III » de 2004 et 2014. Ce processus, qui peut encore se poursuivre, est justifiable par des arguments à la fois politiques, économiques et pédagogiques. Il aboutit, cependant, à une situation complexe où la logique partenariale prend une importance croissante : l’Etat conservant la responsabilité du service public de l’enseignement, les compétences des uns et des autres sont imbriquées ; de plus, au-delà de leurs obligations légales, les différents niveaux de collectivités territoriales prennent des initiatives en matière éducative. Sont alors soulevées des questions de lisibilité, d’identification des responsables et de dispersion des ressources. Les comparaisons internationales montrent, néanmoins, que la décentralisation du système scolaire intervient également dans de nombreux autres pays, sur le même modèle qu’en France ou sous des formes plus poussées. Elles conduisent à s’interroger sur l’efficacité des différentes modalités retenues et sur le poids des contextes nationaux dans les réformes menées.

Mots-clés : Etat, territoires, décentralisation, collectivités territoriales, réformes

La question de l’autonomie traverse le service public d’éducation depuis de nombreuses années. Dans le cadre du master « Gouvernance des systèmes éducatifs », il nous a semblé essentiel de réinterroger cette question pour comprendre ce que peut signifier le pilotage d’ensembles autonomes à différentes échelles (l’établissement scolaire, l'université et le territoire).

L’entrée choisie dans ce module privilégie moins l’étude descriptive des acteurs et des institutions participant à la gouvernance des sciences que l’analyse des potentielles transformations des activités d’enseignement supérieur et de recherche elles-mêmes. A partir de points de vue variés (travaux des sociologues, anthropologues, épistémologues, économistes ou historiens), il s’agira de considérer l’évolution de ces pratiques et, de fait, celle de la nature des savoirs produits et diffusés. Cet enseignement s’ancre donc sur les principaux travaux de recherche des « sciences studies » ; productions dont la portée se veut à la fois explicative et potentiellement critique. Il s’agira notamment d’interroger les éventuels décalages entre les mots d’ordre et instruments de la gouvernance des universités et les connaissances scientifiques disponibles sur le travail de recherche et d’enseignement au sein de ces institutions.


Module transversal.
Cette formation est destinée à l'acquisition des méthodologies et techniques de recherche documentaire.
Nous essaierons d'apporter des solutions pratiques aux différents problèmes liés à la réalisation de la bibliographie du mémoire. Pour cela nous proposerons d'explorer les méthodes d'interrogation des catalogues, de certaines bases de données, et les normes de présentation des références bibliographiques.L'ensemble des ressources et des exercices est proposé en version en ligne.